C'est donc un grand plaisir de vous présenter ce pur moment de passion andalouse : Bandolero, spectacle de flamenco Avec Luis de la Carrasca (chant) - José-Luis Dominguez (Guitare)- Enrique Santiago (Percussions) - Manolo Santiago (Piano) - El Kuky et Angel López (Danse) - Isabel Pelaez (Chant et Danse) - Jean Luc Paliès (Narrateur) - Alain Guillo (assistant mise en espace)
Espace Rachi - 39 Rue Broca - 75005 Paris - Métro Censier Daubenton
Jusqu'au dimanche 4 Novembre 2007
Du mardi au jeudi à 20h45 / tous les samedis à 21h15 / les dimanches à 15h30
(Relâches exceptionnelles les 20 et 21 Octobre 2007)
"BANDOLERO est une Comédie Musicale qui est avant tout "Flamenca".
Le désir de créer Bandolero vient de l’amour et de ma passion pour l’histoire et la culture andalouse. A cette raison vient s’ajouter la prise de conscience qu’il faut sauver et sauvegarder un patrimoine presque oublié. Le modèle du « bandolerismo » andalou était à la mode du XVIIème au XIXème siècle, ce fut surtout un phénomène politique et social à une période conflictuelle de la monarchie espagnole.
Le sujet reste cependant obscur pour le reste de l’Europe et je suis certain que, de par son authenticité, sa sincérité, sa profondeur et son riche contenu historique, le thème du« bandolerismo » fera découvrir au public une période de l’histoire très intéressante.
Foisonnant d’éléments culturels propres à ces temps forts de l’histoire espagnole, le« bandolerismo » présente des caractéristiques de l’esthétique romantique qui fusionnent dans l’action avec une multitude de situations cocasses ou humoristiques, reconnues à propos du peuple andalou.
Le « bandolerismo » porte également un message qui sera toujours d’actualité car ils’agit d’une revendication sociale et politique qui se double d’un puissant désir d’égalité, un combat pour la marche commune vers la paix, le respect et le bonheur possible, une grande leçon d’humanisme que nous donnent les plus marginalisés.
Bandolero est une comédie musicale qui est avant tout « Flamenca ». Certes, quelques dialogues sont nécessaires pour la compréhension de l’histoire, mais l’accent est mis sur la prédominance d’interventions musicales (chant, musique, danse) entrecoupées par des momentsd’action." Luis de la Carrasca
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Le trait sert parfaitement le sens : il est spontané, rapide et
fluide à la fois, s'imposant parfois de contenir la fougue du sentiment qui le guide. Avec cette riche et lumineuse couleur de l'Afrique qui a inspiré tant de peintres, il saisit l'instant, le
grondement, le sanglot ou le rire.




Elle se plaisait à faire croire qu’elle
avait vu le jour le 7 juillet 1910, en même temps que l’insurrection zapatiste. Pas moins enfant de la révolution, Frida Kahlo est en vérité née le 6 juillet 1907 dans les environs de Mexico à
Coyoacan où ses parents avaient édifié leur villa, la fameuse Maison bleue, sur le site d’un ancien couvent.
A six ans, Frida contracte une
poliomyélite qui la cloue au lit pendant quelques mois. Son pied droit hérite des séquelles de la maladie, lui valant une démarche déséquilibrée et le sobriquet humiliant de “Frida pata de palo”
(“Frida jambe de bois”). La petite fille n’est cependant pas de nature à se laisser abattre et en 1923, elle est l’une des rares reçues à l’Ecole nationale préparatoire. Membre d’honneur des
“Cachucas”, une bande de révolutionnaires en culottes courtes pour qui l’activisme se pratique à coups de farces, lors d’un de ses “attentats” potaches Frida surprend
Diego Rivera, monstre sacré de l’art mexicain, affairé sur une fresque dans l’enceinte de son lycée. Très impressionnée par son aura qui n’a d’équivalent que sa
carrure, l’étudiante se promet de conquérir le coeur du collectionneur de compliments et de femmes. Pour l’heure, elle se contente de lui jouer des tours.
Déterminée à vaincre son traumatisme
et si possible l’impérialisme des gringos capitalistes, Frida Kahlo fréquente l’intelligentsia communiste de Mexico. En 1928, elle recroise Diego Rivera lors d’une réunion chez la photographe
Tina Modotti. Pas timorée, elle invite le plus célèbre des peintres muralistes à lui donner un avis critique sur son travail. Elle obtiendra de sa part une implication bien plus importante
qu’elle ne l’espérait. Le 21 août 1929, la “colombe et l’éléphant” sont unis par les liens d’un mariage dont ils vont réinventer les règles, une valse aux accents de montagnes russes qui les
mènera de bras en bras, de hauts en bas ; la passion ou rien, Frida Kahlo n’envisage pas sa vie autrement. Elle a 22 ans, lui 43.
Habits pour une cérémonie funeste ?
Dans le sillage de Diego et de ses nombreux contrats aux Etats-Unis, fragilisée physiquement et psychologiquement, en 1932 Frida doit se résoudre au deuil de sa mère et de deux grossesses qu’elle
n’a pu mener à terme.
A la fin de l’année Rivera et Kahlo
décident de mettre un terme à la mascarade de leur union. La ballade de la dépendance sentimentale cherche un sevrage avec l’alcool. Portraits de Dorian Gray dédoublés, les ex-voto de Frida
portent les stigmates du spleen ajouté aux dommages physiques, une introspection intimement liée à l’univers symbolique aztèque. Aussi l’artiste se figure-t-elle comme un élément d’un cosmos
dual, notamment avec ‘Las dos Fridas’ (‘Les Deux Frida’), où selon un principe de mort irréductible au principe de vie, chaque entité dévore inlassablement sa contrepartie. Otages d’un cycle
érotique, animalité et humanité se confondent dans une nature luxuriante. Aussi se met-elle en scène, déchirée entre sa terre natale et le géant américain, au centre de ‘Autorretrato en la
frontera entre México y Estados Unidos’ (‘Autoportrait à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis’). A ce titre, Carlos Fuentes avance que “Frida est l’un des plus grands interprètes
de la douleur, dans un siècle qui n’a peut-être pas connu davantage de souffrances mais vécu plus que jamais auparavant une forme de souffrance injustifiée.” (2)
Entre 1946 et 1953, portraits et
opérations chirurgicales de la colonne vertébrale (son corps en aura enduré plus d’une trentaine) partagent les peines et les joies de Frida Kahlo.


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