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Dimanche 14 octobre 2007
Ceux qui fréquentent la galerie depuis plusieurs années savent à quel point nous aimons faire communiquer les arts, et le Flamenco en a été souvent la preuve,  nous donnant l'occasion d'unir danse, musique et peinture. 

C'est donc un grand plaisir de vous présenter ce pur moment de passion andalouse : Bandolero, spectacle de flamenco Avec Luis de la Carrasca (chant) - José-Luis Dominguez (Guitare)- Enrique Santiago (Percussions) - Manolo Santiago (Piano) - El Kuky et Angel López (Danse) - Isabel Pelaez (Chant et Danse) - Jean Luc Paliès (Narrateur) - Alain Guillo (assistant mise en espace)
 
 
Espace Rachi
- 39 Rue Broca - 75005 Paris - Métro Censier Daubenton
Jusqu'au dimanche 4 Novembre 2007
Du mardi au jeudi à 20h45 / tous les samedis à 21h15 / les dimanches à 15h30
(Relâches exceptionnelles les 20 et 21 Octobre 2007)


bandolero1.jpg"BANDOLERO est une Comédie Musicale qui est avant tout "Flamenca".

Le désir de créer Bandolero vient de l’amour et de ma passion pour l’histoire et la culture andalouse. A cette raison vient s’ajouter la prise de conscience qu’il faut sauver et sauvegarder un patrimoine presque oublié. Le modèle du « bandolerismo » andalou était à la mode du XVIIème au XIXème siècle, ce fut surtout un phénomène politique et social à une période conflictuelle de la monarchie espagnole.

Le sujet reste cependant obscur pour le reste de l’Europe et je suis certain que, de par son authenticité, sa sincérité, sa profondeur et son riche contenu historique, le thème du« bandolerismo » fera découvrir au public une période de l’histoire très intéressante.

Foisonnant d’éléments culturels propres à ces temps forts de l’histoire espagnole, le« bandolerismo » présente des caractéristiques de l’esthétique romantique qui fusionnent dans l’action avec une multitude de situations cocasses ou humoristiques, reconnues à propos du peuple andalou.

Le « bandolerismo » porte également un message qui sera toujours d’actualité car ils’agit d’une revendication sociale et politique qui se double d’un puissant désir d’égalité, un combat pour la marche commune vers la paix, le respect et le bonheur possible, une grande leçon d’humanisme que nous donnent les plus marginalisés.

Bandolero est une comédie musicale qui est avant tout « Flamenca ». Certes, quelques dialogues sont nécessaires pour la  compréhension de l’histoire, mais l’accent est mis sur la  prédominance d’interventions musicales (chant, musique, danse) entrecoupées par des momentsd’action."     Luis de la Carrasca

par Dominique publié dans : divers
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Dimanche 7 octobre 2007
La Galerie  Art' et  Miss vous invite à l'exposition "Visions d'Afrique"

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Vernissage samedi 13 octobre à 18h

Du 03 au 30 octobre 2007


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Mireille VANHOVE-DUBOIS

Elle dessine et peint depuis son plus jeune âge
Elle a vécu au Congo où elle créa un atelier de céramique et de peinture.
Elle vit et travaille maintenant en Belgique.
Elle s'investie complètement dans des recherches personnelles de trente ans sur les émaux à haute température. Elle dessine à l'engobe et perche sur le bord de ses plats (pièce unique) des petits personnages africains pleins de sentiments.
Sa démarche se fait également par un travail en l'aquarelle "mouillé sur mouillé". Elle privilégie l'aquarelle pour montrer l'envers du décor idyllique de l'Afrique, la misère de ces peuples oubliés, le regard de ces enfants privés de tout et le courage de la femme africaine face à toute cette souffrance.

L'avis de Mémoires :  

vanhove6b.jpg
Dans l'idée, Mireille Dubois nous donne deux salutaires témoignages : on ne connaît et ne comprend l'Afrique (comme toute autre culture) qu'en y vivant, en s'en imprégnant, en côtoyant avec empathie les gens qui la peuplent. Et on découvre que ce continent est constitué d'êtres de chair et de sang, de joies et de souffrances : nous devenons soudain capables de respect et coupables d'oubli.


Il y a le cri de Munch, il y a le cri de l'enfant africain : ils sont identiques, mais le nôtre est celui d'adultes nantis. Il y a ces rites millénaires, qui construisent ce que d'autres veulent détruire ; la "palabre" garde son sens, à 1000 lieues de nos vaines et hautes dissertations. Il y a surtout ces femmes et ces enfants pour qui survivre est un défi quotidien. Et il y a ces mères qui sont belles parce que, comme partout et malgré tout, la maternité les rend infiniment belles


vanhove9.jpgLe trait sert parfaitement le sens : il est spontané, rapide et fluide à la fois, s'imposant parfois de contenir la fougue du sentiment qui le guide. Avec cette riche et lumineuse couleur de l'Afrique qui a inspiré tant de peintres, il saisit l'instant, le grondement, le sanglot ou le rire.
La composition se veut serrée, centrée sur le sujet et sans fioritures annexes. Le choix de l'aquarelle est judicieux, avec son fond naturellement immaculé. Certaines oeuvres seraient quasi photographiques si l'artiste ne parvenait pas à y glisser, avec subtilité et sensibilité, l'atmosphère, et plus encore, l'âme.

Une peinture qui est traces par moments, et qui revient à l'universel, toujours.

Il est a noter que Mireille VANHOVE-DUBOIS, comme dans toutes ses expositions, s'engage à reverser ses bénéfices soit à Médecins sans frontières soit à l'Unicef, au profit des enfants orphelins.



par Dominique publié dans : artistes communauté : PanoramArt
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Dimanche 7 octobre 2007
La Galerie  Art' et  Miss vous invite à l'exposition "Visions d'Afrique"

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Vernissage samedi 13 octobre à 18h en présence de l'artiste

Du 03 au 30 octobre 2007


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Souleymane NDIAYE


ndiaye3.jpg
"Souleymane Ndiaye est né à Dakar en 1972. Depuis sa plus tendre enfance, il couvre ses cahiers d’école de croquis et portraits qui laissent peu de doute sur sa destinée. Baigné dans un monde de bruits et de couleurs, il se met bientôt à la peinture qui lui permet de partager son univers, un univers où le réel et l’imaginaire, les symboles et la culture africaine se marient pour notre plus grand bonheur. Maintenu sur les bancs de l’école jusqu’en Licence de Droit, il finit par se consacrer entièrement à la peinture et commence à se faire un nom. Bientôt ses portraits s’arrachent, ..." (Terresenegal.com)


"Tous les goûts sont dans la Nature ».


Mon goût à moi, c’est de la contempler et de l’imiter très souvent. La nature crée, mue et évolue, c’est aussi le cas dans la création. J’aime créer. Depuis mon enfance j’ai toujours joué avec mon imaginaire et, par le biais de la peinture, je traduis et partage ce monde avec tous ceux qui, en découvrant mes créations, y voient un intérêt particulier et par conséquent y prennent goût …" (Souleymane Ndiaye )



par Dominique publié dans : artistes communauté : Art moderne et contemporain
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Dimanche 7 octobre 2007
La Galerie  Art' et  Miss vous invite à l'exposition "Visions d'Afrique"

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Vernissage samedi 13 octobre à 18h

Du 03 au 30 octobre 2007

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Claudine LOQUEN

"Ce qu’aujourd’hui on appelle « L’art singulier » puise ses racines dans ce qui a été considéré depuis la Renaissance, hors définition : gaucheries, couleurs trop audacieuses, proportions mal respectées…
Au 20ème siècle, les plus grands artistes s’en nourrissent. L’art populaire, l’art brut, les dessins d’enfants, les primitifs… Toutes ces expressions « hors normes » sont reconnues par eux comme des puits de liberté. … De l’audace, et encore de l’audace ! Mais où la chercher et comment ? Pour un jeune artiste, les choses ne sont pas toujours simples, à chacun sa voix.

Claudine Loquen tourne le dos à l’enseignement qu’elle a reçu au Beaux-Arts. Elle veut désapprendre. Elle laisse son imagination prendre le dessus sur la vraisemblance, les vérités du cœur sur le réalisme optique…. Elle trouve ses sujets dans ses rêves de petite fille, princesses et danseuses…. Il faut le faire !

Pendant des années, elle peint des silhouettes très fines à l’encre de chine, technique qu’elle maîtrise bien. Elle les allonge comme des calligraphies, les affuble de tutus et des perles, les fait danser et se pavaner gracieusement. L’artiste invente des personnages pourvus d’un très long cou, des lèvres charnues, sur un fond relativement neutre, elle les dispose par groupes.

Comme dans un rêve, ces personnages reviennent sans cesse sur ses toiles. Avec des yeux enfoncés dans leurs têtes rondes, regards fixes, ils sont parfois assez inquiétants. Ses petits héros et héroïnes évoluent. Son œuvre change.

Une vraie explosion des formes et des couleurs, des drôleries et d’exubérance occupent la toile. Chaque petit coin en est habité et s’épanouit. L’artiste donne naissance à des nouvelles apparitions : la dame élancée à la tête de chat, la femme- coque, l’oiseau participent à un nouveau départ imaginaire.

carnaval.jpg

Dans « Carnaval », l’atmosphère est bleue, transparente et fluide. Dans « Critérium », dulcifiée. Les mêmes têtes rondes aux cous démesurés guettent depuis longtemps l’espace. Leurs yeux ne bougent toujours pas, ils regardent tout droit, comme des automates. Des fleurs partout. Des fleurs qui naissent à partir d’elles- mêmes, sans tiges, sans la mélancolie de la nature morte classique. Prétextes graphiques, elles décorent et confectionnent une offrande votive au pied du Bonheur.







loquen4.jpg

Dans « Baiser Volé », les personnages flottent … On pense aux « Mariées de la Tour Effel » de Chagall. Tout est un peu ivre. Une véritable symbolique ponctue la narration. Des cœurs rouges clignotent, désirent ardemment. Là aussi des parterres des fleurs comme des papiers peints délimitent plusieurs espaces qui se superposent. L’artiste introduit le collage, se sert de l’écriture. Des fines lignes courbes accompagnées des petits points vont et viennent de haut en bas, donnant le mouvement. Les couleurs sont franches et vives. Le raffinement du dessin est remarquable, le bonheur, l’émoi du baiser, fleurs calices, et bulles de rosée. La jeune femme perd sa chaussure le jeune homme rougit. Elle tient sa main gauche élégamment tendue, son sac à main rose est attaché au poignet. Étrangement il ferme comme une serrure. A-t-elle donné la clef à Vincent ?" ( Ileana Cornea Paris, juillet 2007 )





par Dominique publié dans : artistes communauté : Art moderne et contemporain
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Dimanche 7 octobre 2007
Nous aurons plaisir à vous recevoir samedi 13 Octobre à 18h

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par Dominique publié dans : vernissages communauté : Art moderne et contemporain
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Jeudi 4 octobre 2007
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L'association Europe-Asie L'art du Temps, avec la galerie Art' et Miss, présente les artistes peintres coréennes : Hee-Yeon KIM, Yeon-Hee PARK, Hye-Kyung JU, Eun-Jung PARK et Eun-Joo SHIN du 1er au 21 octobre à la Pépinière Mathis.

Christina-Marie KIM, présidente de l'association Europe-Asie L'art du Temps, vous convie au vernissage samedi 20 octobre de 16h à 18h

Pépinière MATHIS : 7-9 rue Mathis - 75019 PARIS ( M° Crimée) - Tél : 01 55 26 82 10 - http://www.pepinieremathis.org

Contact presse : Christina-Marie KIM : 06 61 63 12 74
par Dominique publié dans : vernissages communauté : Art moderne et contemporain
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Lundi 1 octobre 2007
Hommage à Frida Kahlo (sur Evene.fr)

Viva la vida !


CENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE FRIDA KAHLO



En associant son prénom au mot allemand “frieden”, son père espérait qu’elle incarne la paix. Ironie du sort, jusqu’à son dernier soupir Frida Kahlo ne connaîtra pas un moment de répit à son martyre. “Un ruban autour d’une bombe”, ainsi André Breton décrivait-il cette peintre résistante à tous niveaux, vivante dans notre mémoire comme l’une des figures les plus emblématiques et attachantes de l’art du siècle dernier.



g923.jpgElle se plaisait à faire croire qu’elle avait vu le jour le 7 juillet 1910, en même temps que l’insurrection zapatiste. Pas moins enfant de la révolution, Frida Kahlo est en vérité née le 6 juillet 1907 dans les environs de Mexico à Coyoacan où ses parents avaient édifié leur villa, la fameuse Maison bleue, sur le site d’un ancien couvent.
Troisième fille de Wilhelm rebaptisé Guillermo Kahlo, un élégant expatrié mi-allemand mi-hongrois parti récrire son destin le plus loin possible de Baden-Baden, la petite Frida se fait aisément pardonner son caractère turbulent par un père conscient de l’éclatante intelligence de sa fille. De sang espagnol et amérindien, Matilde Kahlo met au monde sa quatrième fille Cristina seulement onze mois après Frida. Autant dire qu’elle n’a guère connu le privilège d’être la cadette de la famille, et de se faire choyer en conséquence. Toutefois la vie est douce sous le soleil de Coyoacan.


Un tramway nommé douleur


923-1.jpgA six ans, Frida contracte une poliomyélite qui la cloue au lit pendant quelques mois. Son pied droit hérite des séquelles de la maladie, lui valant une démarche déséquilibrée et le sobriquet humiliant de “Frida pata de palo” (“Frida jambe de bois”). La petite fille n’est cependant pas de nature à se laisser abattre et en 1923, elle est l’une des rares reçues à l’Ecole nationale préparatoire. Membre d’honneur des “Cachucas”, une bande de révolutionnaires en culottes courtes pour qui l’activisme se pratique à coups de farces, lors d’un de ses “attentats” potaches Frida surprend Diego Rivera, monstre sacré de l’art mexicain, affairé sur une fresque dans l’enceinte de son lycée. Très impressionnée par son aura qui n’a d’équivalent que sa carrure, l’étudiante se promet de conquérir le coeur du collectionneur de compliments et de femmes. Pour l’heure, elle se contente de lui jouer des tours.
C’est probablement en chemin vers d’autres sabotages drolatiques que Frida et son galant Alejandro Gomez Arias prennent le mauvais bus. Retrouvée à moitié nue parmi les débris du véhicule réduit en miettes, le bas du corps de la jeune fille est transpercé de part en part, la collision entre le bus et le tramway n’ayant pas laissé beaucoup de survivants. Miraculée mais prisonnière de corsets de plâtre qu’elle ne quittera que très rarement, immobilisée pendant des mois, Frida supporte son calvaire à l’idée qu’Alejandro est vivant et qu’il l’attend. Jusqu’au jour où elle pourra reprendre sa vie là où elle l’avait laissée, ses parents l’encouragent à s’occuper tant que ses mouvements le lui permettent. A défaut de trouver les mots pour regagner l’amour de son ancien compagnon de crime, Frida peint un autoportrait qu’elle envoie à Alejandro en 1926, un an après l’accident. Echo des supplices qu’elle essaye encore de masquer sous des traits séduisants, la toile est sombre et paradoxalement animée par un sourire aussi impénétrable que celui de la Joconde, et par le regard profond, mélancolique d’un sujet qui n’a pas fini d’endurer des épreuves. Elle les devine manifestement.
Comme son état s’améliore péniblement, les Kahlo font installer un miroir au plafond de son lit à baldaquin pour que la convalescente puisse décrire son propre reflet, un recours maintenu à chaque fois qu’elle sera condamnée à l’alitement. Néanmoins Frida a toujours soutenu qu’étant le sujet qu’elle connaissait le mieux, se raconter en images tenait de la volonté et non pas du dépit. Abandonnée l’idée de devenir médecin, l’art est une voie qui soigne à sa manière. Entre deux toiles la frêle jeune fille se remet progressivement de ses blessures et clopin-clopant regagne la ville vers de nouveaux combats à la hauteur de son énergie créatrice.


Amour de la révolution, révolution de l’amour


923-3.jpg Déterminée à vaincre son traumatisme et si possible l’impérialisme des gringos capitalistes, Frida Kahlo fréquente l’intelligentsia communiste de Mexico. En 1928, elle recroise Diego Rivera lors d’une réunion chez la photographe Tina Modotti. Pas timorée, elle invite le plus célèbre des peintres muralistes à lui donner un avis critique sur son travail. Elle obtiendra de sa part une implication bien plus importante qu’elle ne l’espérait. Le 21 août 1929, la “colombe et l’éléphant” sont unis par les liens d’un mariage dont ils vont réinventer les règles, une valse aux accents de montagnes russes qui les mènera de bras en bras, de hauts en bas ; la passion ou rien, Frida Kahlo n’envisage pas sa vie autrement. Elle a 22 ans, lui 43.
Canaille et coquette, dès lors la mariée troque son uniforme de garçonne contre de somptueux costumes traditionnels Tehuana. Ainsi parée de la tête aux pieds, en accord parfait avec la “mexicanité” absolue prônée par sa chère moitié, la princesse aztèque se donne en représentation, sublime et sacrée, sacrifiée. Tel un masque raillant la dégénérescence, Carlos Fuentes évoque les vêtements mythiques de Frida Kahlo comme “une façon de s’habiller pour le paradis, de se préparer à la mort.” (1)



923-2.jpg Habits pour une cérémonie funeste ? Dans le sillage de Diego et de ses nombreux contrats aux Etats-Unis, fragilisée physiquement et psychologiquement, en 1932 Frida doit se résoudre au deuil de sa mère et de deux grossesses qu’elle n’a pu mener à terme.

Cette suite d’événements dramatiques la plongent dans une dépression qu’elle s’efforcera de conjurer en peignant des toiles morbides, hantées par les fragments sanglants d’un squelette en ruine, matrice meurtrière d’enfants qui ne naîtront jamais. Un mental d’acier dans un corps à l’agonie, afin de soulager sa colonne vertébrale sous tuteur de plâtre, les allers-retours à l’hôpital, évoqués dans ‘Henry Ford Hospital’ (‘Hôpital Henry Ford’), sont invariablement entrecoupés de réalisations salvatrices, de rassemblements politiques et de visites amicales entre les rires et les larmes.
En janvier 1937 un convive de prestige débarque à Coyoacan : en exil politique Léon Trotski et sa femme Natalia trouvent refuge à la Maison bleue où ils demeureront deux ans. Le temps pour le leader politique de goûter aux charmes de son hôtesse qui de cette manière rend la monnaie de sa pièce à Rivera, maestro des liaisons extraconjugales. L’année suivante, André Breton profite d’un voyage au Mexique pour rédiger un manifeste des artistes révolutionnaires avec Trotski. Dans la foulée, l’acteur Edward Robinson fait l’acquisition de quatre toiles de Kahlo. Troublée car elle ne s’était jamais imaginée en tant qu’artiste professionnelle, elle est conviée à New York pour sa première exposition personnelle à la Julien Levy Gallery, puis à Paris en 1939, mais la belle ne se plaît pas parmi les dandys bavards et prétentieux de la capitale française. Elle refuse surtout qu’on assimile son travail au mouvement surréaliste. De retour à New York où elle apprend que son amant Nickolas Muray s’est fiancé en son absence, Frida Kahlo s’en remet à Mexico et à son mari fidèle à l’infidélité.


Confession d’un masque


923-5.jpg A la fin de l’année Rivera et Kahlo décident de mettre un terme à la mascarade de leur union. La ballade de la dépendance sentimentale cherche un sevrage avec l’alcool. Portraits de Dorian Gray dédoublés, les ex-voto de Frida portent les stigmates du spleen ajouté aux dommages physiques, une introspection intimement liée à l’univers symbolique aztèque. Aussi l’artiste se figure-t-elle comme un élément d’un cosmos dual, notamment avec ‘Las dos Fridas’ (‘Les Deux Frida’), où selon un principe de mort irréductible au principe de vie, chaque entité dévore inlassablement sa contrepartie. Otages d’un cycle érotique, animalité et humanité se confondent dans une nature luxuriante. Aussi se met-elle en scène, déchirée entre sa terre natale et le géant américain, au centre de ‘Autorretrato en la frontera entre México y Estados Unidos’ (‘Autoportrait à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis’). A ce titre, Carlos Fuentes avance que “Frida est l’un des plus grands interprètes de la douleur, dans un siècle qui n’a peut-être pas connu davantage de souffrances mais vécu plus que jamais auparavant une forme de souffrance injustifiée.” (2)
Ramenée à une réalité toujours plus tourmentée, son ami Léon Trotski est assassiné par l’une de leurs connaissances en mai 1940. N’ayant rien à perdre, elle rejoint Rivera à San Francisco où leurs secondes noces scellent le cours d’un destin en sursis. Trois ans plus tard, en devenant professeurs à La Esmeralda, l’école d’arts populaires de Mexico, le couple met en pratique un souhait de longue date de participer à la revalorisation des trésors folkloriques du Mexique.

923-4.jpgEntre 1946 et 1953, portraits et opérations chirurgicales de la colonne vertébrale (son corps en aura enduré plus d’une trentaine) partagent les peines et les joies de Frida Kahlo.
Lors de sa première et dernière exposition à Mexico, le 13 avril 1953 à la galerie Lola Alvarez Bravo, on doit l’emmener au vernissage en ambulance et l’allonger dans son fidèle lit à baldaquin installé sur place pour l’occasion. Augure d’une veillée funèbre, en silence les invités défilent pour encourager l’artiste. L’état de santé de Frida s’aggrave rapidement. Déjà privée de trois doigts de pieds à la jambe droite, les médecins décident de l’amputer jusqu’au genou. La gangrène a-t-elle atteint son esprit, à l’exception de son ‘Journal’ et de quelques natures mortes qualifiées de “vivantes”, Frida Kahlo arrive à peine à peindre, affaiblie par les doses de morphine qu’elle absorbe en grandes quantités. Aussi malade que l’est son pays, en juillet 1954 elle participe à une manifestation politique en chaise roulante, dernier élan vital avant de rendre l’âme le 13 juillet, officiellement à la suite d’une embolie pulmonaire, officieusement le saura-t-on jamais...

Envolée la colombe ? La délivrance s’est encore fait attendre : à l’image de sa vie tumultueuse, les derniers hommages rendus à Frida Kahlo furent tout aussi agités. Avant que la dépouille ne soit incinérée, Diego Rivera place un drapeau orné de la faucille et du marteau sur le cercueil de sa bien-aimée, valant au directeur des beaux-arts où se déroulait la cérémonie un renvoi immédiat. La lutte finale a un goût d’ultime farce, “que sera sera”, paix à la camarade Frida.


(1) : Carlos Fuentes in ‘Le Journal de Frida Kahlo’, éditions du Chêne, Paris, 1995.
(2) : Ibid



Caroline Bousbib pour Evene.fr - Août 2007 ( SUR EVENE.FR)
par Dominique publié dans : divers
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Mercredi 26 septembre 2007


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La prochaine exposition personnelle de Machri

aura lieu à l'Hôtel Communal de Woluwe-Saint-Pierre (Salle des Mariages)
avenue Charles Thielemans 93 -1150 Bruxelles

du jeudi 4 octobre au dimanche 14 octobre 2007.

Le vernissage est prévu le jeudi 4 octobre 2007 à 18h30

par Dominique publié dans : artistes communauté : Art moderne et contemporain
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Vendredi 21 septembre 2007

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La Pépinière Mathis expose  Anne Drouin du 28 août au 28 septembre 2007   

 
 


Anne Drouin se consacre à la peinture à l'huile depuis 1988. Ses tableaux aux couleurs vibrantes ravissent les amoureux de la nature et des jardins. La fleur est sa muse, voilà pourquoi elle sait brillamment en faire ressortir toutes les beautés.

Artiste accomplie et engagée dans sa communauté, elle s’est impliquée au sein de plusieurs événements majeurs du monde artistique dont la coordination d’un échange France-Québec en 2004-2005, d’une exposition à Paris en 2004 , 2005 et 2006 et d’une exposition de groupe à Barcelone en 2005.

Sa participation à de nombreuses expositions aux quatre coins du Québec et dans diverses galeries européennes et américaine telles que Art’& Miss à Paris, Sala Barna à Barcelone ainsi que le Miami Art Center lui ont valu une notoriété grandissante et un public international. Récipiendaire de plusieurs prix et reconnaissances du monde des arts, Anne Drouin a su, grâce à sa fougue et à son talent débordant, se tracer une place de choix parmi les plus grands artistes québécois.



Démarche artistique

Les fleurs, le dessin et la couleur sont ses plus grandes passions, une fois reliées, elles deviennent des tableaux aux formes franches et aux couleurs vibrantes ayant comme lien, la fougue de l’artiste.

Née avec un sens artistique dans toutes les sphères de sa vie, c'est sous plusieurs formes d'art qu'elle assouvit sa créativité depuis qu’elle est petite. Et depuis 1988, elle ose sortir au grand jour sa façon de peindre son sujet avec précision, couleur et clarté. Sa muse est fleur et sa palette chargée de couleurs vives devient son alliée, le prolongement de la nature elle-même.

Son objectif, fleurir la terre et travailler cet art tous les jours et toujours aimer pour se rapprocher du cœur, le vôtre et celui de ses passions.

 

Pépinière d'associations Mathis : 9, Rue Mathis, 75019 Paris - renseignements complémentaires : site de la pépinière


par Dominique publié dans : artistes communauté : Art moderne et contemporain
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Lundi 17 septembre 2007

Célèbre pour ses têtes anthropomorphes composées à partir de plantes, de fruits, d’animaux et autres éléments, Giuseppe Arcimboldo (1526-1593) reste un peintre encore mystérieux.


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L’exposition comprend une centaine d’oeuvres. Outre la présentation des célèbres têtes composées issues de collections privées et muséales du monde entier, un important ensemble de tableaux (dont de nombreux portraits inédits), de tapisseries, et d'œuvres graphiques rend hommage à l’étendue de l’extraordinaire univers pictural de l’artiste, d’une richesse allégorique et formelle inégalée. Quelques oeuvres de comparaison, dont des d'objets d'art provenant du célèbre Kunstkammer des Habsbourg et des ouvrages illustrés en lien direct avec l'artiste, permettent d'appréhender le contexte socio-culturel de l’époque et de la cour des Habsbourg, pour une meilleure compréhension de sa production.
Cette exposition, placée sous la commissariat de Dr. Sylvia Ferino, conservateur de la Peinture italienne Renaissance au Kunsthistorisches Museum, est co-organisée par le Musée du Luxembourg et le Kunsthistorisches Museum, Vienne, où elle sera présentée du 11 février au 1er juin 2008.


L'Automne

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PARIS (AFP) — La plus grande exposition depuis vingt ans consacrée à Arcimboldo (1526-1593), icône des surréalistes pour ses portraits bizarres composés d'un assemblage de fruits et légumes ou d'animaux, s'ouvre samedi 15 septembre au musée du Luxembourg à Paris.

Adulé de son vivant, ennobli par les Habsbourg, le lombard tombe dans l'oubli après sa mort pendant près de 4 siècles, avant d'être redécouvert par les surréalistes.

"Nous avons voulu aller aux racines de son oeuvre et resituer Arcimboldo dans son époque, hors de son côté icône du fantastique", explique Sylvia Ferino, commissaire de l'exposition et conservateur de la peinture italienne Renaissance au Kunsthistorisches Museum de Vienne.

Arcimboldo, né à Milan, sera d'abord à l'origine de centaines de vitraux sortant des ateliers de la cathédrale de Milan, avant d'aller travailler à la cour des Habsbourg à Vienne et à Prague, pendant 25 ans.

Tout un ensemble de classiques portraits de cour "attribués" au peintre sont exposés. Mais "il voulait inventer, commencer quelque chose de nouveau, des portraits extraordinaires", explique Mme Ferino.

Le principe de portraits composés d'éléments insolites, ou déformés, n'est pas complètement nouveau à l'époque. En atteste une pièce insolite de l'exposition, une assiette en faïence de 1536 figurant une tête composée d'organes génitaux masculins, intitulée "tête de pénis" (testa di cazi). "Le but était de choquer", commente Mme Ferino.

Arcimboldo perfectionne et sophistique le principe. Il peint deux séries qui lui valent sa gloire actuelle: "Les 4 saisons" (1563) et "Les éléments" (1566) -- pour l'empereur Maximilien II, allégories de la "bonne gouvernance".

Maximilien, puis son fils Rodolphe II, étaient des collectionneurs passionnés de toute nouvelle espèce animale ou végétale, se faisant ramener du Nouveau monde des spécimens morts ou vifs.

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Ainsi" L'été" a le buste piqué d'un artichaut, toute récente découverte venue des Amériques. "Tout ce qui a trait aux saisons dans ses portraits est reproduit parfaitement exactement", souligne Mme Ferino. Au fantastique s'alliait un souci naturaliste.

Une autre série célébrissime est celle des métiers: "Le bibliothécaire" composé de livres, "Le juriste", alliant cadavre de poulet et poisson, "La cuisinière" faite d'ustensiles de cuisine, etc.

Arcimboldo innove aussi lorsqu'il peint une corbeille de fruit, ou un plat de légumes qui, une fois retournés, révèlent un visage.

L'exposition présente un autre aspect de ses activités: l'organisateur de cortèges de fêtes pour les empereurs, dessins à l'appui.

Mais le "clou" est un "inédit" qui n'avait jamais été montré au public: une "Tête des 4 Saisons" (1591), décrite dans un livre d'un contemporain et ami d'Arcimboldo. "Jusqu'en 2006, il n'avait pas reparu. c'est un collectionneur particulier qui nous a contactés quand il a su que nous préparions l'exposition", explique Mme Ferino.



(Du 15 septembre au 13 janvier 2008 - Musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard, Paris 6è - Tarif: de 5 à 11 euros - Catalogue: 38 euros)

 

par Dominique publié dans : divers
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