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Jeudi 22 novembre 2007


« MA PEAU…MA MEMOIRE »
SOUS LE REGARD D’HELENE LEMEUNIER
ENTRE TRACES ET CONFIDENCES…

invitation-vernissage-expo-.jpg

A travers cette nouvelle exposition de photographies, Hélène Lemeunier, inlassablement en quête de vérité, nous parle silencieusement des marques sur la peau. Toutes ces marques qui racontent une histoire, heureuse ou malheureuse, et qui attestent de l’identité de chacun. La peau devient alors mémoire…

Certaines traces évoquent un bouleversement, une rupture et obligent souvent à réinvestir autrement l’image de soi, dans l’obsession et le doute. Pour bon nombre d’entre nous, dévoiler les altérations de notre corps - cicatrices, brûlures, vieillissement - est de l’ordre de la confidence. C’est là le pari difficile mais réussi d’Hélène Lemeunier : convaincre ses modèles, qui sont des non professionnels, à révéler, en toute confiance, leur histoire dessinée sur leur peau ; et rendre visibles, belles, voire lumineuses - à travers son objectif bienveillant et délicat - des traces souvent teintées de douleur.

Au fil des photos, Hélène Lemeunier nous rappelle que la peau peut servir aussi de support à la libre expression de chacun - tatouages arborés avec fierté, piercings originaux ou encore inscriptions surprenantes - autant de traces sur la peau qui incitent à se plonger dans une sereine contemplation.

Cette exposition publique et itinérante « Ma peau…Ma mémoire » est le premier volet d’une série sur ce thème.

 



Hélène Lemeunier
Exposition photographique,
Accompagnée des textes d’Alexandra Legastelois

Du 22 novembre au 15 décembre 2007
Vernissage le samedi 24 novembre à 15h

Bibliothèque Albert Camus
6, rue de la gare
93270 Sevran

Contact Presse :
Martine Donboly
Mob. 06.13.58.84.79 
par Dominique publié dans : artistes communauté : Art moderne et contemporain
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Mercredi 21 novembre 2007


Anne Drouin se consacre à la peinture à l'huile depuis 1988. Ses tableaux aux couleurs vibrantes ravissent les amoureux de la nature et des jardins. La fleur est sa muse, voilà pourquoi elle sait brillamment en faire ressortir toutes les beautés.

Artiste accomplie et engagée dans sa communauté, elle s’est impliquée au sein de plusieurs événements majeurs du monde artistique dont la coordination d’un échange France-Québec en 2004-2005, d’une exposition à Paris en 2004 , 2005 et 2006 et d’une exposition de groupe à Barcelone en 2005.

Sa participation à de nombreuses expositions aux quatre coins du Québec et dans diverses galeries européennes et américaine telles que Art’& Miss à Paris, Sala Barna à Barcelone ainsi que le Miami Art Center lui ont valu une notoriété grandissante et un public international. Récipiendaire de plusieurs prix et reconnaissances du monde des arts, Anne Drouin a su, grâce à sa fougue et à son talent débordant, se tracer une place de choix parmi les plus grands artistes québécois.



Démarche artistique

drouin12.jpg Les fleurs, le dessin et la couleur sont ses plus grandes passions, une fois reliées, elles deviennent des tableaux aux formes franches et aux couleurs vibrantes ayant comme lien, la fougue de l’artiste.

Née avec un sens artistique dans toutes les sphères de sa vie, c'est sous plusieurs formes d'art qu'elle assouvit sa créativité depuis qu’elle est petite. Et depuis 1988, elle ose sortir au grand jour sa façon de peindre son sujet avec précision, couleur et clarté.

drouin18-copie-1.jpg

Sa muse est fleur et sa palette chargée de couleurs vives devient son alliée, le prolongement de la nature elle-même.


Son objectif, fleurir la terre et travailler cet art tous les jours et toujours aimer pour se rapprocher du cœur, le vôtre et celui de ses passions.


Elle expose à la galerie Art'et Miss jusqu'au 30 novembre 2007.


Vous pouvez retrouver ses oeuvres en vente en ligne sur le site marchand de la galerie : www.artetmiss.eu
par Dominique publié dans : artistes communauté : Peintres et photographes
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Mardi 20 novembre 2007
Noëlle Boily, signe BoilyNo.

boilyno05.jpgVoguant au fil de ses émotions, Noëlle glisse sans bruit et sans heurt, laissant dans son sillage, une  douce impression de mouvement et de vitalité.

D’être autodidacte, l’oblige à peindre avec passion d’abord, pour chercher ensuite à révéler cette énergie créatrice. Ses toiles… ses voiles, aux couleurs lumineuses s’entourent de mystère et de secret.   Elles sont aussi  un clin d’œil comme un hommage à la vie, à tous les horizons qu’elle nous offre….La couleur du temps, la liberté du moment, et cette présence à peine perceptible de ce qui se cache en chacun de nous.

Ses voiles se meuvent, gonflent de bonheur et de ténacité … Comme l’artiste, l’œuvre représente l’émotion à l’état pur;  force et courage,  pour les tempêtes; douceur et sensibilité pour l’écoute de ce qui est, qui sera.

Enthousiaste et curieuse, le travail pour y arriver la stimule… Et elle veut garder cette innocence dans la découverte de nouvelles vibrations…tant dans la forme que dans la subtilité des nuances. Lorsqu’elle commence une nouvelle toile, c’est le plus souvent l’intuition qui l’amène à choisir les couleurs et la forme des voiles qu’elle y transposera. Sa technique est constamment en progression : elle cherche toujours à aller plus loin et à se dépasser.

 « Être Capitaine de son propre navire »

Noëlle Boily expose jusqu'au 30 novembre à la galerie Art' et Miss

Vente en Ligne
par Dominique publié dans : artistes communauté : Art moderne et contemporain
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Lundi 19 novembre 2007


belanger09.jpg« J’ai toujours été attirée par les arts que ce soit le dessin, la peinture, la danse, le théâtre ou la chanson. J’ai été initiée à la peinture par une tante artiste peintre, Jeanne Giroux Bélanger.  En classe, mes matières préférées sont le dessin et la composition française. Pendant mes moments de loisirs, je consacre une bonne partie de mon temps à dessiner et à bricoler.

A différentes périodes de ma vie, j’ai touché à certains aspects de ces formes d’art. Rendue à l’âge adulte, je privilégie la famille et le travail. Etant sportive, je choisis de faire de la nage synchronisée, ce qui correspondait à un besoin artistique.

Au tournant de ma vie, après avoir exercé la profession d’infirmière, je me donne enfin du temps pour me réaliser dans un domaine artistique.

Je travaille la peinture à l’huile dans l’atelier d’Yvon Lemieux. Dès le départ, je me suis sentie à l’aise avec ce médium. J’aime les couleurs fortes qui ont du caractère et qui se démarquent. Je poursuis mes études à l’Université de Laval et à l’atelier Trace.

Démarche artistique :

On la reconnaît facilement par ses œuvres qui traduisent une recherche d’harmonie des couleurs et des formes ; le mouvement et les émotions y sont exprimées avec fraîcheur et intensité. Elle aime peindre les façades des maisons, qu’elle rend vivantes autant par le jeu des couleurs que par les personnages qui s’y ajoutent. Certaines scènes du vieux Quebec lui sont une source d’inspiration."Des amis de la galerie" - Musée Adzak, Paris (75) - 1997 et 1999.

Vous pouvez voir l'exposition  jusqu'au 30 novembre à la galerie Art'et Miss, 16 rue Sainte Anastase 75003 Paris.



par Dominique publié dans : artistes communauté : PanoramArt
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Mercredi 14 novembre 2007
roy01.jpgDepuis toujours Roy est fascinée par la beauté particulière des paysages nordiques, leur simplicité, leur absence totale d’artifice et la poésie qui s’en dégage.  Complètement habitée par eux, ils sont sa  source première d’inspiration. En privilégiant la composition horizontale du tableau, elle accentue ainsi le caractère silencieux et infini du paysage.  D’un côté l’élément terrestre ou aquatique, de l’autre le ciel. Un ciel tantôt présent comme un élément qui n’obéit à aucune loi et qui peut tout détruire, tantôt comme un appel lointain ou le temps coule lentement, s’immobilise presque, nous amenant à rêver, à réfléchir au caractère insaisissable de l’univers, à sa beauté, à sa force, au sens même de l’existence.
La nature est ici symbolique et ne peut être réduite qu’à une seule interprétation. Aucune trace d’humain dans ses paysages. Pourtant il en est le centre. Puisque ce sera toujours de son  point de vue que l’horizon  pourra s’observer. Ce sont les yeux et l’âme de ce  « regardeur » qui donneront tout son sens à l’œuvre.
     L’artiste applique, par petite touche, directement sur la toile, la matière acrylique, puis la balaie et la travaille avec doigts, chiffons et pinceaux. Au rythme du geste, les couleurs se fusionnent, le modèle se transforme, le  « paysage » apparaît

Roy.jpgRenée Roy est détentrice d’un baccalauréat es arts de l’Université de Montréal et d’un certificat en arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal.  Elle s’intéresse tour à tour à la réalisation, à la production, aux communications et à l’organisation d’événements et travaille entre autres pour Radio-Canada, l’Office national du film du Canada et Télé-Québec.
Elle commence à peindre dans les années 1990. Fin 2003, la peinture s’impose. Elle décide de s’y consacrer à temps plein. Participant à plusieurs expositions collectives, ses œuvres trouvent vite preneurs et se retrouvent dans des collections privées canadiennes, américaines et européennes.

Vous pouvez voir l'exposition  jusqu'au 30 novembre à la galerie Art'et Miss, 16 rue Sainte Anastase 75003 Paris.

par Dominique
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Samedi 10 novembre 2007
Nous quittons les contrées chaudes de l'Afrique pour nous diriger vers le grand nord,  ce mois-ci nous recevons 9 artistes Québecois.

C'est une habitude que nous avons depuis 5 ans de retrouver un groupe d'artistes du Québec, un mois par an; une exposition toujours riche en couleurs avec Marie Belanger, Noëlle Boily, Anne Drouin, Céline Gignac, Noël Hémon,  Christine Lefebvre, Raymonde Perron, Yanina Rock, Renée Roy.


affnov07.jpg
par Dominique publié dans : artistes communauté : Peintres et photographes
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Samedi 27 octobre 2007
Le tableau du jour : " I have a dream" de Dominique Rémond

Remond-img1.jpg
"I have a dream", c'est le nom de ce tableau, et c'est vrai , ce tableau c'est aussi un peu mon rêve : le jour ou chacun pourra voir l'autre comme lui même.
La composition de ce tableau en noir et blanc ou la seul couleur est la couleur de la peau et ou l'autre est ma propre image, fait référence à ce discours de Martin Luther King et à la bible (aime l'autre comme toi même), mais le fait que l'image des miroirs regarde le regardant l'implique totalement dans le tableau; que le regardant soit homme, femme, noir, blanc, jeune , vieux, juif, chrétien, musulman... quelques soient ses différences avec les personnages du tableaux, il est invité à se reconnaître en eux, à y voir l'humanité qui est en lui.


Il y a  44 ans, Martin Luther King faisait ce rêve qui hélas ne s'est toujours pas réalisé, le communautarisme  a pris d'autres formes, mais insidieusement il fait toujours parti de notre quotidien.

I have a Dream

de Martin Luther King, Jr.

traduction : Terrie-Ann WELCH

Delivré sur les marches du Lincoln Memorial à Washington D.C. le 28 août 1963.

"Je suis heureux de pouvoir être ici avec vous aujourd'hui, à une manifestation dont on se rappellera comme étant la plus grande manisfestation pour la liberté dans l'histoire de notre pays.
Il y a cent ans, un grand Américain, à l'ombre de qui nous sommes aujourd'hui, a signé la Proclamation d'Emancipation. Ce décret capital est arrivé comme une grande lumière d'espoir pour les millions d'esclaves qui avaient été brûlés par les flammes de l'injustice qui consume. Il est venu comme une aurore joyeuse pour terminer la longue nuit de leur captivité.

Mais, un siècle plus tard, le Noir n'est toujours pas libre; un siècle plus tard la vie du Noir est toujours tristement handicapée par les menottes de la ségrégation et les chaînes de la discrimination; un siècle plus tard, le Noir vit isolé sur une île d'indigence au milieu d'un vaste océan de prospérité; un siècle plus tard, le Noir languit toujours dans les coins de la société américaine et il se trouve en exilé dans sa propre terre.

Nous sommes donc venus ici aujourd'hui pour dramatiser une condition honteuse. Dans un sens, nous sommes venus à la capitale de notre pays pour toucher ce qui nous est dû. Quand les architectes de notre république ont écrit les mots magnifiques de la Constitution et de la Déclaration d'Indépendance, ils ont signé un billet à ordre, dont tous les Américains devaient hériter. Ce billet était une promesse qu'à tous les hommes, oui, les hommes noirs aussi bien que les hommes blancs, seraient garantis les droits inaliénables de vie, de liberté, et de poursuite du bonheur.

Il est clair aujourd'hui que l'Amérique a manqué à ses engagements en ce qui concerne ses citoyens de couleur. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, l'Amérique a donné au peuple noir un chèque sans provisions; un chèque qui nous est revenu marqué "fonds insuffisants". Nous refusons de croire que la banque de la justice soit en faillite. Nous refusons de croire qu'il y ait des fonds insuffisants dans les grandes chambres fortes d'opportunité de cette nation. Par conséquent, nous sommes venus ici pour encaisser notre chèque, le chèque qui nous donnera sur demande les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.

Nous sommes venus à ce lieu sacré pour rappeler au peuple américain l'urgence extrème du présent. Ce n'est pas le moment de nous adonner au luxe de nous détendre ou de nous contenter de la drogue tranquillisante d'une solution graduelle. Il est temps maintenant de rendre réelles toutes les promesses de la démocratie; il est temps maintenant de quitter la vallée sombre et désolée de la ségrégation pour nous avancer vers le sentier brillant de la justice raciale; il est temps maintenant d'aider notre nation à se dégager des sables mouvants de l'injustice raciale pour l'installer sur le roc solide de la fraternité; il est temps maintenant de faire que la justice devienne une réalité pour tous les enfants de Dieu. Ce serait une erreur fatale pour la nation de refuser de voir l'urgence du moment. Cet été étouffant du mécontentement légitime du Noir ne finira pas jusqu'à ce qu'arrive un automne vivifiant de liberté et d'égalité.

1963 n'est pas une fin, mais un commencement. Et ceux qui espèrent que le Noir avait besoin de passer sa colère et qu'il est maintenant satisfait, auront un rude réveil si la nation revient à sa routine. Il n'y aura ni repos ni tranquillité en Amérique jusqu'à ce que le Noir obtienne ses droits de citoyenneté. Les tourbillons de la révolte continueront à ébranler les fondements de notre nation jusqu'à ce que le jour clair de la justice se lève à l'horizon.

Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, qui a le pied sur le seuil attrayant qui mène au palais de la justice. Tout en cherchant à obtenir la place qui nous est dûe, nous ne devons pas être coupables d'actions mauvaises. Ne cherchons pas à satisfaire notre soif de liberté en buvant dans la tasse de l'amertume et de la haine. Nous devons pour toujours conduire notre lutte sur un plan élevé de dignité et de discipline. Nous ne devons pas laisser nos revendications créatrices dégénérer en violence physique. Encore et encore, nous devons nous élever jusqu'aux hauteurs majesteuses où l'on réfute la force physique avec la force de l'âme.

L'esprit militant, nouveau et merveilleux, qui a pénétré la communauté Noire, ne doit pas nous amener à manquer de confiance en tous les Blancs, parce que beaucoup de nos frères blancs, comme le prouve leur présence ici aujourd'hui, se rendent maintenant compte que leur destinée est liée à notre destinée, et ils sont arrivés à la réalisation que leur liberté est inextricablement liée à notre liberté. Nous ne pouvons pas cheminer seuls. Et en cours de chemin, nous devons promettre que nous marcherons toujours de l'avant. Nous ne pouvons pas retourner en arrière.

Il y a ceux qui demandent aux partisans des Droits Civiques,"Quand serez-vous satisfaits?" Nous ne serons jamais satisfaits tant que le Noir sera victime des horreurs indicibles de la brutalité de la police; nous ne serons jamais satisfaits tant que nos corps, lourds de la fatigue du voyage, nous ne pourrons pas obtenir un logement dans les motels de la grand'route et dans les hôtels des villes; nous ne serons pas satisfaits tant que la mobilité essentielle du Noir consistera à aller d'un ghetto plus petit à un autre plus grand; nous ne serons jamais satisfaits tant qu'on dépouillera nos enfants de leur amour-propre et tant qu'on les privera de leur dignité avec des pancartes qui déclarent: "Pour les Blancs Seulement." Nous ne serons pas satisfaits tant que le Noir du Missippippi ne pourra pas voter, et le Noir de New York croira qu'il n'a rien en faveur de quoi il peut voter. Non! Non, nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons pas satisfaits jusqu'à ce que "la justice dévale comme un torrent et le droit comme un fleuve puissant."

Je n'ignore pas que certains d'entre vous sont venus ici après de grandes épreuves et tribulations. Quelques-uns parmi vous sont récemment sortis de prisons étroites. Quelques-uns parmi vous sont venus de régions où, dans votre quête pour la liberté, vous avez été meurtris par les orages de la persécution et rendus chancelants par les vents de la brutalité de la police. Vous êtes les vétérans de la souffrance inventive. Continuez à travailler dans la foi que la souffrance non méritée est rédemptrice. Retournez dans le Mississippi; retournez dans l'Alabama; retournez en Caroline du Sud; retournez en Georgie; retournez en Louisiane; retournez aux bas quartiers et aux ghettos des villes du nord sachant que, d'une manière ou d'une autre, cette situation doit être et sera changée! Ne nous vautrons pas dans la vallée du désespoir!

Donc, mes amis aujourd'hui je vous dis que quoique nous devions faire face aux difficultés d'aujourd'hui et de demain, j'ai tout de même un rêve. C'est un rêve qui est profondément enraciné dans le rêve américain. Je rêve qu'un jour cette nation se dressera et fera honneur à la vraie signification de son credo: "Nous tenons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes sont créés égaux." Je rêve qu'un jour sur les collines rouges de Georgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité. Je rêve qu'un jour, même l'état du Mississippi, un état qui étouffe dans la fournaise de l'injustice, qui étouffe dans la fournaise de l'oppression, sera transformé en une oasis de liberté et de justice. Je rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais à la mesure de leur caractère.

J'ai Un Rêve Aujourd'hui!

Je rêve qu'un jour, au fin fond de l'Alabama, avec ses racistes pleins de haine --avec son gouverneur des lèvres de qui dégoulinent les mots de l'interposition et de la nullification--un jour, même là, en Alabama, les petits garçons noirs et les petites filles noires pourront aller la main dans la main avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches, comme frères et soeurs.

J'ai Un Rêve Aujourd'hui!

Je rêve qu'un jour, chaque vallée sera rehaussée et chaque colline et chaque montagne sera aplanie, les aspérités seront nivelées et les endroits torteux seront rendus rectilignes, et "la gloire de Dieu sera révélée et tout ce qui est chair le verra ensemble."

C'est notre espérance. C'est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud. Avec cette foi nous pourrons tailler dans la montagne du désespoir, la stèle de l'espoir. Avec cette foi, nous pourrons transformer la cacophonie des discordes de notre nation en une belle symphonie de la fraternité. Avec cette foi, nous pourrons travailler ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, aller en prison ensemble, défendre la cause de la liberté ensemble, sachant qu'un jour nous serons libres. Et ce sera le jour, ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter avec une signification nouvelle:"Ma patrie c'est toi, douce terre de liberté, c'est toi que je chante. Terre où mes aïeux sont morts, terre fierté du Pélerin; que du versant de chaque montagne retentisse le carillon de la liberté." Et si le destin de l'Amérique est d'être une grande nation, tout cela doit devenir vrai.

Que la liberté retentisse donc des collines prodigieuses du New Hampshire jusqu'aux imposantes montagnes du New York. Que la liberté retentisse du sommet des majesteuses Alleghenies de Pennsylvanie. Que la liberté retentisse des pics couronnés de neige des Rocheuses du Colorado. Que la liberté retentisse des versants mamelonés de la Californie. Mais non seulement cela. Que la liberté retentisse du haut de Stone Mountain en Georgie. Que la liberté retentisse du haut de Lookout Mountain au Tennessee. Que la liberté retentisse de chaque colline, et des moindres monticules dans le Mississippi. "Que du versant de chaque montagne retentisse le carillon de la liberté!"

Et quand cela se produira, quand nous permettrons à la liberté de retentir, quand elle retentira dans chaque village, et dans chaque hameau, dans chaque état et dans chaque ville, nous serons à mesure de hâter l'arrivée du jour où tous les enfants de Dieu, noirs et blancs, juifs et non juifs, protestants et catholiques, pourrons chanter en se tenant la main ces mots du vieux Negro Spiritual: "Libres enfin, libres enfin; béni soit le Tout-Puissant, nous sommes libres enfin!"

Je suis heureux de pouvoir être ici avec vous aujourd'hui, à une manifestation dont on se rappellera comme étant la plus grande manisfestation pour la liberté dans l'histoire de notre pays.
Il y a cent ans, un grand Américain, à l'ombre de qui nous sommes aujourd'hui, a signé la Proclamation d'Emancipation. Ce décret capital est arrivé comme une grande lumière d'espoir pour les millions d'esclaves qui avaient été brûlés par les flammes de l'injustice qui consume. Il est venu comme une aurore joyeuse pour terminer la longue nuit de leur captivité.

Mais, un siècle plus tard, le Noir n'est toujours pas libre; un siècle plus tard la vie du Noir est toujours tristement handicapée par les menottes de la ségrégation et les chaînes de la discrimination; un siècle plus tard, le Noir vit isolé sur une île d'indigence au milieu d'un vaste océan de prospérité; un siècle plus tard, le Noir languit toujours dans les coins de la société américaine et il se trouve en exilé dans sa propre terre.

Nous sommes donc venus ici aujourd'hui pour dramatiser une condition honteuse. Dans un sens, nous sommes venus à la capitale de notre pays pour toucher ce qui nous est dû. Quand les architectes de notre république ont écrit les mots magnifiques de la Constitution et de la Déclaration d'Indépendance, ils ont signé un billet à ordre, dont tous les Américains devaient hériter. Ce billet était une promesse qu'à tous les hommes, oui, les hommes noirs aussi bien que les hommes blancs, seraient garantis les droits inaliénables de vie, de liberté, et de poursuite du bonheur.

Il est clair aujourd'hui que l'Amérique a manqué à ses engagements en ce qui concerne ses citoyens de couleur. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, l'Amérique a donné au peuple noir un chèque sans provisions; un chèque qui nous est revenu marqué "fonds insuffisants". Nous refusons de croire que la banque de la justice soit en faillite. Nous refusons de croire qu'il y ait des fonds insuffisants dans les grandes chambres fortes d'opportunité de cette nation. Par conséquent, nous sommes venus ici pour encaisser notre chèque, le chèque qui nous donnera sur demande les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.

Nous sommes venus à ce lieu sacré pour rappeler au peuple américain l'urgence extrème du présent. Ce n'est pas le moment de nous adonner au luxe de nous détendre ou de nous contenter de la drogue tranquillisante d'une solution graduelle. Il est temps maintenant de rendre réelles toutes les promesses de la démocratie; il est temps maintenant de quitter la vallée sombre et désolée de la ségrégation pour nous avancer vers le sentier brillant de la justice raciale; il est temps maintenant d'aider notre nation à se dégager des sables mouvants de l'injustice raciale pour l'installer sur le roc solide de la fraternité; il est temps maintenant de faire que la justice devienne une réalité pour tous les enfants de Dieu. Ce serait une erreur fatale pour la nation de refuser de voir l'urgence du moment. Cet été étouffant du mécontentement légitime du Noir ne finira pas jusqu'à ce qu'arrive un automne vivifiant de liberté et d'égalité.

1963 n'est pas une fin, mais un commencement. Et ceux qui espèrent que le Noir avait besoin de passer sa colère et qu'il est maintenant satisfait, auront un rude réveil si la nation revient à sa routine. Il n'y aura ni repos ni tranquillité en Amérique jusqu'à ce que le Noir obtienne ses droits de citoyenneté. Les tourbillons de la révolte continueront à ébranler les fondements de notre nation jusqu'à ce que le jour clair de la justice se lève à l'horizon.

Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, qui a le pied sur le seuil attrayant qui mène au palais de la justice. Tout en cherchant à obtenir la place qui nous est dûe, nous ne devons pas être coupables d'actions mauvaises. Ne cherchons pas à satisfaire notre soif de liberté en buvant dans la tasse de l'amertume et de la haine. Nous devons pour toujours conduire notre lutte sur un plan élevé de dignité et de discipline. Nous ne devons pas laisser nos revendications créatrices dégénérer en violence physique. Encore et encore, nous devons nous élever jusqu'aux hauteurs majesteuses où l'on réfute la force physique avec la force de l'âme.

L'esprit militant, nouveau et merveilleux, qui a pénétré la communauté Noire, ne doit pas nous amener à manquer de confiance en tous les Blancs, parce que beaucoup de nos frères blancs, comme le prouve leur présence ici aujourd'hui, se rendent maintenant compte que leur destinée est liée à notre destinée, et ils sont arrivés à la réalisation que leur liberté est inextricablement liée à notre liberté. Nous ne pouvons pas cheminer seuls. Et en cours de chemin, nous devons promettre que nous marcherons toujours de l'avant. Nous ne pouvons pas retourner en arrière.

Il y a ceux qui demandent aux partisans des Droits Civiques,"Quand serez-vous satisfaits?" Nous ne serons jamais satisfaits tant que le Noir sera victime des horreurs indicibles de la brutalité de la police; nous ne serons jamais satisfaits tant que nos corps, lourds de la fatigue du voyage, nous ne pourrons pas obtenir un logement dans les motels de la grand'route et dans les hôtels des villes; nous ne serons pas satisfaits tant que la mobilité essentielle du Noir consistera à aller d'un ghetto plus petit à un autre plus grand; nous ne serons jamais satisfaits tant qu'on dépouillera nos enfants de leur amour-propre et tant qu'on les privera de leur dignité avec des pancartes qui déclarent: "Pour les Blancs Seulement." Nous ne serons pas satisfaits tant que le Noir du Missippippi ne pourra pas voter, et le Noir de New York croira qu'il n'a rien en faveur de quoi il peut voter. Non! Non, nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons pas satisfaits jusqu'à ce que "la justice dévale comme un torrent et le droit comme un fleuve puissant."

Je n'ignore pas que certains d'entre vous sont venus ici après de grandes épreuves et tribulations. Quelques-uns parmi vous sont récemment sortis de prisons étroites. Quelques-uns parmi vous sont venus de régions où, dans votre quête pour la liberté, vous avez été meurtris par les orages de la persécution et rendus chancelants par les vents de la brutalité de la police. Vous êtes les vétérans de la souffrance inventive. Continuez à travailler dans la foi que la souffrance non méritée est rédemptrice. Retournez dans le Mississippi; retournez dans l'Alabama; retournez en Caroline du Sud; retournez en Georgie; retournez en Louisiane; retournez aux bas quartiers et aux ghettos des villes du nord sachant que, d'une manière ou d'une autre, cette situation doit être et sera changée! Ne nous vautrons pas dans la vallée du désespoir!

Donc, mes amis aujourd'hui je vous dis que quoique nous devions faire face aux difficultés d'aujourd'hui et de demain, j'ai tout de même un rêve. C'est un rêve qui est profondément enraciné dans le rêve américain. Je rêve qu'un jour cette nation se dressera et fera honneur à la vraie signification de son credo: "Nous tenons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes sont créés égaux." Je rêve qu'un jour sur les collines rouges de Georgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité. Je rêve qu'un jour, même l'état du Mississippi, un état qui étouffe dans la fournaise de l'injustice, qui étouffe dans la fournaise de l'oppression, sera transformé en une oasis de liberté et de justice. Je rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais à la mesure de leur caractère.

J'ai Un Rêve Aujourd'hui!

Je rêve qu'un jour, au fin fond de l'Alabama, avec ses racistes pleins de haine --avec son gouverneur des lèvres de qui dégoulinent les mots de l'interposition et de la nullification--un jour, même là, en Alabama, les petits garçons noirs et les petites filles noires pourront aller la main dans la main avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches, comme frères et soeurs.

J'ai Un Rêve Aujourd'hui!

Je rêve qu'un jour, chaque vallée sera rehaussée et chaque colline et chaque montagne sera aplanie, les aspérités seront nivelées et les endroits torteux seront rendus rectilignes, et "la gloire de Dieu sera révélée et tout ce qui est chair le verra ensemble."

C'est notre espérance. C'est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud. Avec cette foi nous pourrons tailler dans la montagne du désespoir, la stèle de l'espoir. Avec cette foi, nous pourrons transformer la cacophonie des discordes de notre nation en une belle symphonie de la fraternité. Avec cette foi, nous pourrons travailler ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, aller en prison ensemble, défendre la cause de la liberté ensemble, sachant qu'un jour nous serons libres. Et ce sera le jour, ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter avec une signification nouvelle:"Ma patrie c'est toi, douce terre de liberté, c'est toi que je chante. Terre où mes aïeux sont morts, terre fierté du Pélerin; que du versant de chaque montagne retentisse le carillon de la liberté." Et si le destin de l'Amérique est d'être une grande nation, tout cela doit devenir vrai.

Que la liberté retentisse donc des collines prodigieuses du New Hampshire jusqu'aux imposantes montagnes du New York. Que la liberté retentisse du sommet des majesteuses Alleghenies de Pennsylvanie. Que la liberté retentisse des pics couronnés de neige des Rocheuses du Colorado. Que la liberté retentisse des versants mamelonés de la Californie. Mais non seulement cela. Que la liberté retentisse du haut de Stone Mountain en Georgie. Que la liberté retentisse du haut de Lookout Mountain au Tennessee. Que la liberté retentisse de chaque colline, et des moindres monticules dans le Mississippi. "Que du versant de chaque montagne retentisse le carillon de la liberté!"

Et quand cela se produira, quand nous permettrons à la liberté de retentir, quand elle retentira dans chaque village, et dans chaque hameau, dans chaque état et dans chaque ville, nous serons à mesure de hâter l'arrivée du jour où tous les enfants de Dieu, noirs et blancs, juifs et non juifs, protestants et catholiques, pourrons chanter en se tenant la main ces mots du vieux Negro Spiritual: "Libres enfin, libres enfin; béni soit le Tout-Puissant, nous sommes libres enfin!"



par Dominique communauté : PanoramArt
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Dimanche 21 octobre 2007
Le tableau du jour : Le goûter - technique mixte sur toile - 60 cm x 73 cm - Souleymane NDIAYE


Une maman et ses  2 enfants, quoi de plus beau? 
Inutile de se poser des questions sur leur ADN, il suffit de laisser  parler l'amour...


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par Dominique publié dans : artistes communauté : PanoramArt
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Vendredi 19 octobre 2007
Bruno Allain a découvert le théâtre lors de ses études à l'école Centrale. Il est actuellement chargé de l'action scolaire au théâtre du Rond Point.
Après avoir obtenu le diplôme d’ingénieur de l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures de Paris, Bruno Allain opte pour le métier d’acteur. Il joue de grands rôles du répertoire : Lorenzaccio, Hamlet, Perdican ou Rodrigue. Il écrit une dizaine de pièces parmi lesquelles “Assassinez-moi!” (Editions de l’Avant-Scène), de nombreux textes courts, en particulier “L’interview et “L’adieu” publiés chez CRATER (in “Rencontres à la Cartoucherie”) et un récit centré sur des personnes agées intitulé “Age et visages” (Editions de l’Amandier). Il devient en 1998 lauréat du Centre National du Livre. Il est également responsable des relations avec l’Education Nationale pour les Ecrivains Associées du Théâtre (EAT) et le théâtre du Rond-Point. Il suit parallèlement une carrière de peintre.
Aujourd'hui Bruno Allain présente au Théatre de la Vieille Grille : Inauguration


25, 26, 27 octobre à 21h
28 octobre 2007 à 17h

                    INAUGURATIONS

"La vie d'un maire à travrs ses discours depuis sa première éléction jusqu'à ses obsèques"
                                de et par Bruno ALLAIN

Théâtre de la Vieille Grille
1 rue du Puits de l'Ermite
75005 Paris
M° Place Monge
Réservations : 01 47 07 22  11
vieille.grille@free.fr
Tarifs : 16 € avec boisson
Merci à L'Art mobile et Bruno Cochet
Inaugurationsph.jpg
En déménageant labibliothèque d'un ami, je sors un livre poussiéreux des années 1920. Il s'agit de modèles de discours en toutes circonstances à l'intention des maires. J'en lis à haute voix. C'est ronflant, IIIème république, à la fois progressiste et conservateur, cocardier, paternaliste, exaltant l'école, le bon vin et l'entraide, franchouillard à souhait. On se marre.
En ces temps, où le retour aux "valeurs" est de mise, j'ai choisi de m'inspirer de ce matériau et d'écrire la vie d'un maire à travers ses discours depuis sa première éléction jusqu'à ses obsèques : 30 ans en une heure ponctuée de pauses pour lever le verre. Et penser la démocratie avec jubilation.
Venez!
Bruno Allain

par Dominique publié dans : divers
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Mardi 16 octobre 2007
Le vernissage est passé, mais l'exposition  dure jusqu'au 30 octobre.
Voici un aperçu supplémentaire des oeuvres en galerie.

Mireille VANHOVE-DUBOIS : un peu de lumière

vanhove6.jpg


Souleymane NDIAYE : Araw

ndiaye1.jpg
Claudine LOQUEN : La princesse et la licorne

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par Dominique publié dans : artistes communauté : PanoramArt
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